2h
Le levain se réveille
C’est le même depuis 1987. On le nourrit de farine de meunerie algérienne et d’eau tiède, puis on attend. C’est lui qui décide de l’heure, pas nous.

Notre histoire
Un four à sole, une seule recette et un quartier d’Oran qui a pris l’habitude de se lever à l’odeur du pain.
Le même four
Une nuit au fournil
2h
C’est le même depuis 1987. On le nourrit de farine de meunerie algérienne et d’eau tiède, puis on attend. C’est lui qui décide de l’heure, pas nous.

4h
Un four à sole ne se presse pas. La pierre emmagasine la chaleur et la rend lentement : c’est elle qui donne au pain de campagne sa croûte épaisse et sa mie crème.

6h30
Baguettes, kesra et pain de campagne arrivent en même temps que les premiers voisins. Trois autres fournées suivront : 8h, 11h et 16h.

19h30
Rien n’attend le lendemain. Ce qui n’a pas trouvé preneur part aux voisins, et le levain reprend sa farine pour la nuit suivante.

1987
Le fournil ouvre avec un four à sole et une seule recette : le pain de campagne du grand-père.
Ensuite
La deuxième génération fait entrer le beurre de baratte, les viennoiseries du matin et la mouna à la fleur d’oranger, qui donne son nom à la maison.
Ce matin
La troisième tient le comptoir et les commandes de fête. Quatre fournées par jour, des gâteaux pour tout le quartier, et toujours le même four au fond de la boutique.
Nous travaillons la farine de meuneries algériennes, le beurre de baratte et les fruits de saison. C’est court comme liste, et c’est volontaire.
Leurs prénoms, vous les apprendrez au comptoir, comme tout le monde. Ici, on vous les présente par leur poste.

Levés avant tout le monde, ils surveillent la sole et décident du moment où le pain sort.

Vingt-sept couches pour un croissant, à la main, et le msemen feuilleté le matin même.

Génoises légères, tartes de saison et inscriptions à la poche pour les anniversaires du quartier.

Ils connaissent votre pain avant que vous le demandiez, et notent les commandes de fête.
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